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La Patience

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Resource Type: Peula in: Frans
Age: 7-16
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Resource Goal

Les ‘hani’him doivent en sortant de la péoula maîtriser les évènements de la Tora dans lesquels il s’agit de patience ou d’impatience, et comprendre l’importance de ne pas être impatient.



Resource Contents

 

La patience

 


H’omer

 

          Souvent, les ‘hani’him (surtout les plus jeunes) sont impatients face à une seouda qu’ils voient. Ou bien nous le sommes lorsque la page Internet prend plus de 12 secondes à s’ouvrir (résultat d’enquête). Mais qu’est ce que la Tora dit à propos de la patience / de l’impatience ? En effet, être patient, posé, est une mida sur laquelle nous devons travailler.

 

I- Essav, Yaacov et le veau d’or :

 

          Dès la naissance, Essav est le premier à sortir du ventre de sa mère. Le Maharal de Pragues explique dans son œuvre Netsah’ Israël, que l'élan d’Essav à quitter l’utérus reflète son aisance naturelle à être dans le monde matériel. Il est à son aise dans ce monde-ci ; il veut y entrer le plus vite possible, sans attendre. D’ailleurs, il s’appelle Essav. Rashi explique : « Essav, car il était « assouy », accompli, déjà largement formé physiquement  ». « Car le nom est une indication de l’essence de l’être », dit le Maharal dans Netiv Shem Tov.

Il n’y a pas chez Essav la longue maturité de l'origine à l’age adulte. Il est déjà accompli physiquement. Ce précepte de Rashi est très caractéristique. Il n’y a pas cette patience, cette longue période de l’être en élaboration. Il est déjà, et ne veut pas être un être en devenir.

 

 

          Un des épisodes les plus connus du conflit entre Yaacov et Essav est la vente du droit d’aînesse. Bereshit (25, 29) « Yaacov cuisinait un plat lorsque Essav rentra du champ, fatigué. Et Essav dit à Yaacov : donne-moi de ce rouge, car je suis extenué. Et c’est pour cela  qu’Essav s’appelle Edom ».

On imagine Essav revenant des champs, rouge comme un enfant ayant trop couru. Il entre dans la cuisine, et veut tout de suite à manger, il ne veut pas attendre. Mais, la Torah ne nous raconte pas ici les caprices d’un adolescent difficile. Le passouk met en avant à nouveau cette impatience, cette incapacité d’accepter les situations en devenir. Le commentaire de Rashi sur le terme « Halieti – na » est probant. Nous avons traduit « donne-moi de ce rouge », mais Rashi traduit « fais moi gober » ! Ce n’est sûrement pas là, la manière de manger dans la maison d’Avraham ! Il n’y a pas cette notion de distance, de temps d’introspection avant la réalisation de la volonté; mais chez Essav la satisfaction du désir doit être immédiate, sans prendre le temps de patienter.

 

          Yaacov, quant à lui, est l’emblème de la patience. Tout d’abord avec l’épisode chez Lavan. Yaacov attend quatorze ans avant d’épouser la femme qui lui a été promise. Quatorze années de patience : On n’est bien loin des caprices d’Essav voulant manger maintenant ! Mais, un passouk nous semble typique de cette opposition. Lorsque Yaacov retrouve Essav, alors qu’il rentre en terre d’Israël, il lui dit : «Que mon Maître –Essav- passe devant son serviteur. Quant à moi, j’irai à mon rythme, au rythme de ce que j’ai à faire, et au rythme des enfants. Nous nous retrouverons à Seir. »

Rien ne presse chez Yaacov. Il laisse Essav courir devant. Lui, prend compte des enfants, d’un projet à long terme. « J’irai à mon rythme, mais nous nous retrouverons » ; « pour nous confronter », explique Rashi :

« Yaacov parle de se retrouver à Seir ; il n’y est pourtant jamais arrivé ? Mais Seir est le lieu où Israël rencontrera Edom à la fin des temps ainsi qu’il  est dit dans Obadia I : ²Les rescapes viendront jusqu'à la montagne de Sion pour juger – se confronter avec- la montagne de Essav² »

 

          Rappelons l’épisode du veau d’or qui est la conséquence directe d’une impatience des Bnei Israel. Au bout de 40 jours, leur guide n’était pas revenu, le peuple a pris en main l’initiative de créer une idole. Ils n’ont pas patienté un jour de plus et ont été influencés par le erev rav. Ce manque de patience et de prise de temps pour réfléchir les a mené à leur perte, explique Rav Haï Chemla.

 

II- Travailler sur cette mida :

 

          Nous avons bien compris que l’impatience menait à mal, on le retrouve même à la création avec ‘Hava qui ne peut patienter et mange le fruit défendu par H’ ; et comme le dit Confucius, grand philosophe chinois :

« Une petite impatience ruine un grand projet ». « Maassé avot siman labanim » : L’action de nos pères nous donne une leçon, et nous apprend à travailler sur notre patience.

 

          Il est très dur de s’entraîner à être patient, que ce soit dans la vie quotidienne comme dans l’étude. En effet, lorsque l’on étudie quelque chose d’intéressant, on aimerait tout connaître tout de suite, rapidement, « sur un pied ». Mais l’on doit s’efforcer d’être posé, en prenant exemple sur nos maîtres, sur nos ancêtres. Tel Avraham, qui patientait devant sa tente à l’affût de visiteurs, tel Yaacov qui travailla plusieurs années pour obtenir Léa, nous devons faire des efforts sur nos midot, en l’occurrence. Et comme le dit Alessandro Morandotti, « la patience est une vertu qui s'acquiert avec de la patience. ».

 

          Le seul point sur lequel nous ne devons pas nous armer de patience mais au contraire nous empresser est la mitsva, qu’elle soit dans l’action ou dans l’étude, il est écrit : « empresse toi de faire la mitsva ».

 

Message à transmettre :

Les ‘hani’him doivent en sortant de la péoula maîtriser les évènements de la Tora dans lesquels il s’agit de patience ou d’impatience, et comprendre l’importance de ne pas être impatient.


Idées de Péoula :

 

Hevraya Alef :

 

 Les séparer en deux groupes. Leur faire mettre en scène des situations de patience et d’impatience (par exemple, un enfant qui rentre chez lui et crie « j’ai faim », ou bien un enfant qui demande à sa mère son cadeau d’anniversaire qu’elle ne lui a toujours pas acheté 2 jours après la date…)

 

 Pour les calmer, organiser le jeu de la minute : les ‘hanihim debout, les mains derrière le dos doivent compter dans leur tête 60 secondes, dès qu’ils pensent avoir fini, ils s’assoient, les gagnants seront ceux les plus proches de la vraie minute : un madri’h doit surveiller pendant que l’autre surveille la vraie minute.

 

Après cela, demander aux ‘hani’him le point commun de toutes les histoires précédentes.

 

 

Hevraya Beth :

 

On organise un grand sondage dans la ville de Secondeland : plusieurs questions sont posées aux habitants par les politiciens déguisés (madrih’im). Par exemple : Combien de temps attendez-vous pour qu’une page Internet s’ouvre ? Combien de fois pouvez-vous répéter quelque chose à quelqu’un jusqu’à ce qu’il comprenne ? (etc.)

Après cela, les présentateurs télé de Secondeland (les madri’him qui se sont changés en vitesse) vont présenter l’émission secondquizz : on prend une personne, qui a une minute pour répondre au maximum de questions possibles, un madrih compte, l’autre pose, et plus le ‘hani’h répond, plus les autres reçoivent d’argent (50 Secondes par question par exemple). Le quizz porte sur le ‘homer.

Enfin, les philosophes de Secondeland (toujours les madri’him) organisent un conseil où ils réunissent toute la ville qui va découvrir le sujet : la patience.

Puis débats (par exemple : Patience, vertu ou  manque de confiance ? L’impatience est-ce une forme d’immaturité ?) etc.

Dans la conclusion, les madri’him récapitulent le tout en reprenant les élèments clé de la Tora.



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